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dimanche 22 avril 2018

TRANSHUMANISME ET MONDIALISATION

Conférence indispensable à regarder pour comprendre l'avenir qu'on nous réserve.

Le Cercle de l'Aréopage: TRANSHUMANISME ET MONDIALISATION Par Jean Boboc

samedi 21 avril 2018

Ordre républicain et justice


·       Première comparaison

 Aujourd’hui, l’impunité est à peu près totale pour les zadistes violents, faux écolos mais vrais pollueurs se prenant mimétiquement pour des Indiens du Chiappas, zadistes qui n’ont même plus le prétexte d’un projet d’aéroport, désormais enterré, pour se livrer à une nouvelle et en même temps désuète expérimentation bakouniniste anarcho-libertaire. 

On imagine sans mal ce que vaudrait à des protestataires de droite une violence semblable à la leur. Souvenons-nous en effet de la manière dont le premier ministre Manuel Valls a naguère traité des milliers de participants un peu en colère mais pacifiques et totalement désarmés de la Manif pour tous : matraques, gaz lacrymogène et milliers de mises en garde à vue, en fait à des seules fins de fichage citoyen…

·       Deuxième comparaison

Pour avoir sans aucune violence simplement déployé une banderole de protestation sur le chantier d’une mosquée à Poitiers, des jeunes gens ont été condamnés à des peines d’une indécente lourdeur, eu égard aux faits.

Car dans ce que nous avons lu de leurs allégations, pas la moindre connotation raciste, simplement le refus de la progression en France de la théocratie totalitaire islamique. Leur crime ? Une banderole !

En revanche, pour des actes graves d’agressions caractérisées de profanations et de dégradations dans des lieux de culte chrétien, les activistes laidement exhibitionnistes du groupe « femen » ont été systématiquement acquittées, à l’exception, une seule fois, d’une dérisoire condamnation de pur principe.

Voilà ce qui aurait pu être dit ce dernier dimanche à Emmanuel Macron s’il n’avait choisi pour un débat à vocation explicative deux journalistes d’extrême-gauche. 

Et Macron ne s’est donc pas entendu dire que lorsqu’il invoque, comme si souvent, les principes dits républicains de citoyenneté et d’égalité devant la loi, à la boursouflure de son discours correspond l’atrophie de la réalité.

PS : j’aurai l’occasion de développer cela mercredi prochain dans notre émission de la réplique sur Radio-Courtoisie.    
 

IVe Forum de l’Europe – 12 mai 2018 – Paris

IVe FORUM DE L’EUROPE – 12 MAI 2018 – PARIS

Le 12 mai prochain, à l’appel de Jeune Nation, les représentants des mouvements nationalistes de tous les pays d’Europe se retrouveront à Paris pour une journée d’étude et de convivialité sur le thème :

L’EUROPE DES NATIONS CONTRE

L’UNION EUROPÉENNE DES BANKSTERS !

Alors que les oligarchies européo-mondialistes tentent d’étrangler les États par la crise des « dettes souveraines » et de mettre en esclavage les peuples par les politiques d’austérité, les représentants des mouvements nationalistes en Europe témoigneront de la résistance des peuples qui refusent cette disparition des nations souveraines.

Jeune Nation vous invite donc à venir écouter et rencontrer les nombreuses délégations étrangères qui feront le déplacement et qui constituent les ferments de l’Europe nouvelle.

Nombreux stands d’organisations amies et nombreuses délégations venant d’Allemagne, d’Angleterre, de Belgique, de Bulgarie, d’Espagne, de Grèce, d’Italie, de Russie, de Roumanie, de Suède…

PROGRAMME :

– Ouverture des portes à 11 h (Entrée : 10 €, Gratuit – de 16 ans)
– Interventions des délégations étrangères
– Apéritif dînatoire et soirée musicale à 19h30 (PAF : 15 €)
 Renseignements et inscriptions : 07.81.72.58.81



Source

Syrie : la France macronienne à la botte de l’Amérique


Les frappes anglo-américano-françaises dans la nuit du samedi 14 avril contre de soi-disant dépôts syriens d’armes chimiques ne sont à l’arrivée — convenons-en — qu’une vaste rigolade. Un simulacre de guerre pour donner le change et sauver la face de ceux dont les effets d’annonces et les petits phrases — notamment les tweets déjantés du président Trump — outrepassent — et de loin — les limites létales (dead lines), tant militaires que diplomatiques, celles que trace de façon inflexible le réalisme géopolitique. 

Finalement la grosse centaine de missiles tirés (à bonne distance de sécurité) par la coalition occidentaliste n’a détruit qu’une poignée de hangars vides et cela, avec l’aval — si ce n’est la permission explicite — des Russes, lesquels se sont abstenus de mettre en œuvre leurs capacités dévastatrices de défense anti-aériennes hypersoniques (S300 et S400). Cela, à n’en pas douter, en concertation négociée avec le ministère de la Défense moscovite. En témoigne l’évacuation des lieux plusieurs jours avant l’intervention : ce qui signifie en clair que le cabinet militaire de la Maison-Blanche avait communiqué à son homologue du Kremlin les points de chute des missiles punitifs (et vengeurs) afin d’éviter tout préjudice collatéral. Une mise en scène assez piteuse qui en dit long sur l’impuissance des fins stratèges du Département d’État et de Langley (CIA) à faire concorder les gesticulations guerrières de la Grande Amérique et la nouvelle donne géopolitique car si la Fédération de Russie est à l’heure actuelle une nation en reconstruction (et un nain économique eu égard à l’immensité de son territoire et un PIB plus proche de l’Espagne que de l’Italie), elle est toutefois parvenue à restaurer un potentiel défensif qui oblige à la prendre au sérieux.

Au final la baudruche occidentaliste s’est dégonflée. Les exigences des poissons pilotes et autres commissaires politiques de Londres et de Washington — les vrais tireurs de ficelles —, se sont heurtées une fois de plus au mur de la réalité ! Résumons : les planificateurs et les logisticiens du Pentagone, lorsqu’il s’agit de jouer la partition écrite par quelque spin doctors 1, se montrent le plus souvent réticents, voire carrément rétifs. Ils pèsent le pour et le contre, les coûts et la probabilité de bénéfices escomptés. Dans ce cas, l’opération sans l’assurance préalable d’une certaine réserve de la part des Russes, était injouable. La semaine précédant l’attaque s’est donc passée en discussions et ménagements afin que Moscou — qui avait déjà fortement retroussé les babines et montré les crocs — laisse passer et laisse faire les ridicules missiles foireux des coalisés du mensonge. 71 d’entre eux sur 110 auraient en effet été interceptés par la Flak syrienne (selon Moscou), à savoir des missiles sol-air S-125 et S-200 de fabrication russe.

Mais ni la Russie ni l’Iran ne sont intervenus dans les contre-mesures de la République arabe syrienne. Et pour cause : pour éviter tout dérapage ou toute escalade intempestive, il fallait que les frappes revêtissent un caractère suffisamment spectaculaire tout en ne menaçant personne, pour crédibiliser les rodomontades des May, des Macron et de l’aboyeur Trump, ce dernier empêtré dans l’affaire Michael Cohen (dont le cabinet a fait l’objet d’un raid de la part du FBI), l’avocat chargé d’acheter le silence de la poisseuse porno star Stormy Daniels ; un épisode qui n’est pas sans rappeler Bill Clinton menacé fin 1998 d’impeachment comme aboutissement de l’épisode assez sordide des affaires Paula Jones et Monica Lewinski. Celui-ci, pour desserrer l’étau de la meute à ses trousses, s’était défaussé de ses cartes pourries en faisant tirer une salve de missiles de croisière Tomahawk depuis huit bâtiments de guerre croisant dans le Golfe persique et au moyen de bombardiers stratégiques B52 partis de la base de Diego Garcia dans l’Océan indien à 5 000 kilomètres de leurs cibles.

L’Opération Desert Fox 2 est lancée la veille de l’examen de la destitution du président Clinton par la Chambre des représentants, le 16 décembre 1998 et se poursuit trois jours durant. Autre analogie, Renard du désert visait — tout comme aujourd’hui — la destruction des capacités de l’État baasiste, à produire, entreposer et assurer la maintenance d’armes de destruction massive. 30 500 militaires américains et britanniques furent déployés dans le cadre de cette opération qui causa la mort estimée de deux milliers d’Irakiens. Conclusion : Bill Clinton ne regardait pas à la dépense pour valider le mythe de l’extrême dangerosité irakienne et se tirer du mauvais pas que constituaient ses frasques sexuelles à la Harvey Weinstein, digne émule du Français juif Strauss-Kahn !

Samedi matin, le 14 avril, le général Joe Dunford, chef d’état-major américain, a indiqué que les forces occidentales avaient frappé vendredi à 21h (01h GMT samedi) trois cibles (l’une au sud de Damas, les deux autres à proximité d’Homs) liées au « programme d’armement chimique syrien » dont les diverses composantes sont censées avoir été totalement démantelées sous contrôle de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) en 2014. C’est cette même institution internationale qui devait conduire le 14 avril (un jour trop tard !) une enquête — désormais sans objet puisque la sentence a été exécutée avant que ne soit rendu le verdict — relative au supposé pogrom chimique de Douma, motif et prétexte de la bordée de missiles tirée contre la Syrie. Il est au demeurant tout à fait exorbitant du sens commun que la punition soit infligée avant que les faits et la culpabilité ne soient clairement établis. 

En tout état de cause, si les États-Unis et leurs auxiliaires entendaient (prétendaient) détruire un potentiel de nuisance spécifique (et réputé odieux : resterait encore à déterminer si périr de suffocation est incomparablement plus tragique que d’avoir le corps déchiqueté par une bombe ?), ceux-ci ont par conséquent donné un profond coup d’épée dans l’eau, les ressources humaines et matérielles de l’armée syrienne étant restées de toute évidence parfaitement intactes. Ici une question se pose : pourquoi ces lieux de production et les dépôts visés aujourd’hui, s’ils avaient été au préalable identifiés comme tels, ne pas les avoir détruits préventivement avant que le « Boucher de Damas » n’eût recours à ces armes prohibées par la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’usage des armes chimiques et sur leur destruction signée à Paris le 13 janvier 1993, notamment par la Syrie baasiste ?

Lors de la conférence de presse qu’ont tenue pendant l’attaque, le secrétaire d’État à la Défense, Jim Mattis, et le chef de l’état-major, John Dunford, le premier s’est montré dans l’incapacité de produire aucune preuve tangible d’une quelconque attaque ou de préciser, pour le second, la nature de l’agent chimique incriminé, tous deux arguant de la difficulté d’exfiltrer ces preuves de Syrie. On croit rêver ! C’est par conséquent sur de simples suppositions qu’une offensive à très longue portée 3 a été lancée contre un État souverain…

Attaque unilatérale tripartite sans l’ombre d’une esquisse de preuve et sans le moindre mandat du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations unies. Sans consultation ni vote non plus des Parlements nationaux à Paris et à Londres (comme en 1999 pour l’attaque de la Serbie par l’Otan, comme en 1991 pour la participation de la France mitterrandienne à la première guerre du Golfe contre l’Irak de Saddam Hussein et comme en 1939 pour la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne hitlérienne). Et ce (un comble), alors que les États-Unis, le Royaume-Uni (encaqué dans le Brexit) et la France (macronienne des zadistes, des grèves, des facultés bloquées et des conflits sociaux) sont tous trois membres permanents de ce même Conseil de sécurité et nantis du droit de veto. Qui sont — et que croient-ils être ? — ces dirigeants de « pays voyous » pour décider sur un coup de dés du sort de la communauté internationale ? Car ne nous leurrons pas, cette intervention aurait pu avoir et pourrait avoir dans l’avenir des conséquences inattendues (et potentiellement dévastatrices) pour l’équilibre du monde dans un contexte de guerre commerciale à peine larvée entre la première puissance économique planétaire, la Chine, et une Amérique sur la défensive, tandis que de forts abcès de fixation subsistent en Ukraine et dans la péninsule de Crimée, symptômes d’une nouvelle Guerre froide !

Quelle est in fine la légitimité en Droit de ces frappes international ? Pour le gouvernement français (à ne pas confondre avec le pays réel), la référence serait cette « ligne rouge fixée par la France en 2017 », dixit Emmanuel Macron, président de la République, qui confond sa petite personne avec l’État… reste que n’est pas Louis le quatorzième qui veut ! « Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l’emploi d’armes chimiques » a encore proféré le susdit… « Il n’y a pas d’alternative à l’usage de la force pour empêcher le recours à des armes chimiques par le régime syrien » éructe pour sa part Theresa May. Et l’inénarrable Bernard Henri-Lévy, conscience des consciences humanitariennes, de déclarer sentencieux sur France Info le 14 avril : « l’intervention armée est un Droit sacré constitutif de l’essence de la légalité internationale [au-delà de la stupide et vaine légalité formelle]… afin de sauver les derniers enfants survivants d’Idlib ». Bastion où se trouvent actuellement regroupés les combattants d’Al-Qaïda, d’Al-Nosra et de Daech évacués des villes libérées par les forces loyalistes. 

On voit bien comment s’orientent les tropismes du si sympathique Lévy, homme d’un si grand cœur qu’aucun recours au pathos ne rebute, pas même le plus abject. Précisons que Bernard-Henri Lévy s’adosse pour mieux nous enfumer, à un distinguo douteux — que les media s’acharnent d’ailleurs à incruster dans l’opinion —  entre bons rebelles et méchants islamistes. Distinction relevant de la confusion mentale et de la mauvaise foi les plus crasses ; elle permet utilement de s’apitoyer sur les uns et de les armer, et de mitrailler sans état d’âme les autres (quand on ne les accueille pas à leur retour aux frais du contribuable). Las, ce sont les mêmes, certes de différentes obédiences, mais tous aussi sanguinaires que politiquement et mentalement arriérés.

Néanmoins l’opposition hexagonale regimbe maintenant à gober la langue de bois triomphaliste des redresseurs de torts défenseur d’une morale sur mesure et du shérif élyséen. Ainsi le Républicain, Julien Aubert, député de Vaucluse, s’exclame : « En bombardant sans l’aval du Conseil de sécurité un pays souverain, comme Bush en Irak, la coalition détruit le système légal de l’ONU » et compromet par là même la pérennité et la crédibilité d’une Institution déjà mal en point. Quant à François Asselineau, candidat malheureux à la présidentielle, il n’y va pas par quatre chemins demandant aux parlementaires comme « suite à la décision solitaire et illégale d’Emmanuel Macron de frapper militairement en Syrie, d’engager la destitution du président de la République suivant l’article 68 de la Constitution ». Et à quand le Tribunal Pénal International pour Sarkozy et son cher ami Lévy, bouchers et bourreaux de la Libye, ces grands responsables des vagues invasives d’immigration en Europe ?

Notons que si la France croit être de retour sur la scène internationale, c’est au prix d’une servilité inégalée à l’égard de son mentor américain. Un jeu dangereux en ce qu’à travers la Syrie et le régime baasiste incarné par Bachar el-Assad, c’est d’abord la Russie qui se trouve visée et que sa grande patience atteindra forcément, à un moment ou à un autre, ses limites. Le camp occidentaliste a perdu la guerre de Syrie et ne veut pas l’admettre. Pas plus qu’il ne peut accepter la reconstitution d’une zone d’influence russe en Méditerranée orientale (bases navale de Tartous et aéroportuaire de Hmeimim en pays alaouite), ou encore le contrôle de la Mer noire et de la Mer d’Azov à partir de Sébastopol.

« Pendant ce temps, les Saoudiens tuent des Yéménites et les Turcs des Kurdes avec des armes américaines, françaises et allemandes. Le droit international moderne est à ce titre tout à fait distrayant. Le président Macron a des preuves de la vilenie du régime syrien : on espère les voir un jour… De toute façon, elles sont superflues, car quelques heures après les vidéos envoyées par les gentils islamistes appelés casques blancs, Donald Trump avait décrété dans la solitude du Bureau ovale que le coupable était “l’animal Bachar” écrit fort justement un contributeur de Boulevard Voltaire [cf.bdvoltaire/A.deLacoste15avr18].

Et puis, disons-le, il y en a assez du deux poids deux mesures. Bernard-Henri Lévy prétend pleurer sur le sort d’enfants syriens qu’il faudrait absolument sauver en bombardant le pays de Bachar el-Assad mais il se moque éperdument du sort des gamins palestiniens régulièrement massacrés par l’armée israélienne alors qu’il s’agit de mineurs et de civils désarmés. Aucun pays au monde ne pourrait se permettre d’agir comme le fait Israël sans recevoir des bombes sur la tête. La religion de la shoah confère à Israël une impunité et une immunité totales. Au nom de la Mémoire tous les jours l’entité sioniste tue, humilie, affame, détruit des cadastres, rase des maisons de Palestiniens qui sont pourtant là-bas chez eux, tous les jours elle viole le droit international, les résolutions de l’ONU, la morale, le bon sens et la simple humanité sans que jamais elle ne soit amenée à répondre de ses crimes odieux. Or, s’il y a au monde un Etat voyoux, terroriste et mafieux, c’est bien de l’entité sioniste qu’il s’agit. 

Enfin, c’en est assez des mensonges destinés à justifier des guerres injustifiables. Qui ne se souvient de la fiole brandie à l’ONU en février 2003 par Colin Powell et qui était destinée à faire croire à l’existence d’armes de destruction massive irakiennes du temps de Saddam Hussein ? Qui ne se souvient, treize ans auparavant, du mensonge éhonté sur les bébés koweïtiens qui auraient été enlevés avec violence de leur couveuse et massacrés par la soldatesque irakienne au moment de l’annexion du Koweït par l’Irak ? Ceux qui profèrent de telles ignobles calomnies afin de diaboliser et d’anéantir l’adversaire et de justifier des guerres atroces sont des criminels qui mériteraient d’être jugés et condamnés sans ménagement. 
Léon CAMUS et Jérôme BOURBON

Editorial du numéro 3326 de RIVAROL daté du 18 avril 2018
  
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Référendum sur l'immigration : Wauquiez et Dupont-Aignan reprennent la proposition de Génération Identitaire



Référendum sur l'immigration : Wauquiez et Dupont-Aignan reprennent la proposition de Génération Identitaire !

Communiqué du 18 avril 2018



Ce matin sur RTL, Laurent Wauquiez, président des Républicains s’est déclaré favorable à un référendum sur l'immigration. Cette proposition a également été soutenue par Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France.

Il y a plus de 5 ans, en octobre 2012, nous avions réclamé un référendum sur la politique d'immigration massive sur le toit du chantier de la mosquée de Poitiers. Pour avoir organisé cette action, notre mouvement a été condamné à 40 000 euros d’amende, et certains de nos militants ont même été condamnés à des peines d’inéligibilité et ont perdu leurs droits civiques.
Laurent Wauquiez et Nicolas Dupont-Aignan s’étaient alors montrés plus discrets…

Les bouleversements civilisationnels induits par l’immigration massive exigent que les Français soient consultés sur ce sujet crucial. Non pas pour « réduire » les flux comme l’a proposé le président des Républicains, mais bel et bien pour les stopper quasi-intégralement comme seul le Front National le réclame. Mais au-delà de cette mesure de bon sens, l’unique moyen d’éviter le chaos engendré par la société multi-ethnique sera la mise en place de la remigration, c'est-à-dire le retour dans leur pays d'origine d'une majorité d'extra-européens présents sur notre sol. Et si nos politiques n’arrivent pas à s’en convaincre, le réel s’en chargera !

 

Hervé Van Laethem sur Radio Libertés !

Même en Belgique, on connaît Télé Libertés, la web télé dissidente qui donne une information libre !

Il existe aussi une radio de la même facture qui s’appelle Radio Libertés : https://radio.tvlibertes.com

Lors de la matinale de ce mercredi 18 avril, Hervé Van Laethem a été interviewé sur l’évolution de l’APF et sur les prochaines élections communales en Belgique.
  
Cette interview peut être écoutée en cliquant ICI !




Le bouleversement capétien - de la nécessité d’une bonne institution


Pour beaucoup, le bon gouvernement dépend principalement des bonnes dispositions de son chef, aussi recherchent-ils le « saint roi », le « saint président »... Plus rares sont ceux qui se posent la question cruciale de la forme de l’institution politique. En effet le philosophe Léo Strauss rappelle que « la question principale de la philosophie politique classique est la question du meilleur régime [...] Aristote dit que le bon citoyen pur et simple n’existe pas. Car ce que signifie être un bon citoyen dépend entièrement du régime considéré. Un bon citoyen dans l’Allemagne hitlérienne serait partout ailleurs un mauvais citoyen. Mais tandis que le bon citoyen est relatif au régime, l’homme bon n’a pas cette relativité. La signification d’homme bon est partout et toujours la même. L’homme bon ne se confond avec le bon citoyen que dans un seul cas — dans le cas du meilleur régime. Car c’est seulement dans le meilleur régime que le bien du régime et le bien de l’homme bon sont un seul et même bien, le but de ce régime étant la vertu* ». Dans ces circonstances, la République est-elle baptisable ? Existe-t-il une forme de gouvernement naturelle et compatible avec le message évangélique ? Sommes-nous condamnés à toujours nous accommoder du « moindre mal » et à nous complaire dans un agnosticisme politique propre à justifier toutes les désertions et les compromissions ?
Souvent pour nos contemporains, le meilleur gouvernement est celui qui prône l’idéologie dont ils se sentent le plus proche, que ce soit dans le cadre de la cinquième République ou d’une autre. La « bonne » idéologie suffirait à elle seule à rendre le gouvernement bon.

Dans le même ordre d’idée et, bien sûr sans assimiler la religion à une idéologie, on constate que beaucoup de catholiques affectent de croire que la forme de gouvernement importe peu pourvu que celui ci reconnaisse le Christ Roi et soutienne son Église.

Ces conditions sont en effet requises pour faire une cité chrétienne conformément à l’enseignement du Christ quand il affirme tenir Sa royauté du Père. Nous dirons donc d’un tel gouvernement qu’il est légitime théologiquement. Remarquons par ailleurs que, même sans même se référer à la Révélation et en se cantonnant à la théologie naturelle (connaissance de Dieu par les seules lumières de la raison), il est en soi juste que la société rende un culte au Créateur et c’est précisément ce que l’on nomme « droit divin » ou hétéronomie.

Mais la légitimité théologique révélée permet-elle à elle seule d’assurer le bon gouvernement ?

Le bouleversement capétien (987-1789) Retour à la table des matières

En 987 Hugues Capet est élu roi par les grands puis sacré, sous la pression du puissant archevêque de Reims : Adalbéron.
Lors de l’élection, ce dernier impose le point de vue selon lequel pour épargner au pays les divisions entre héritiers, la monarchie ne doit plus être héréditaire mais élective : on élira le meilleur. Très habilement, de son vivant, Hugues Capet fait élire puis sacrer son fils aîné. Ses successeurs feront de même et le sacre anticipé ne disparaîtra qu’à la fin du XIIe siècle. Le royaume n’est plus partagé entre les enfants : seul l’aîné succède, ce qui assure stabilité et continuité ; la légitimité naturelle du pouvoir réalise un grand pas.

Cet événement capital passe pourtant complètement inaperçu à ses contemporains. En effet, l’institution s’est stabilisée mais le roi ne dispose plus d’aucun pouvoir :


  • Les comtes sont, pour la plupart, plus puissants que le roi ; ils ne se déplacent même plus pour lui prêter l’hommage féodal.
  • Le comte, devenu chef politique, dote sa province de châteaux qu’il confie à des vassaux.
  • Très souvent ceux-ci s’affranchissent à leur tour de la tutelle du comte. Cette atomisation de l’autorité politique qui se poursuit dans de nombreux comtés jusqu’au XIIe siècle est source de conflits permanents.
  • Pour lutter contre une insécurité grandissante due à une absence d’autorité politique efficace, les clercs proclament « la paix de Dieu » au concile de Charroux en 989 : interdiction de faire la guerre aux non combattants.
  • Le domaine royal couvre en gros l’Ile de France. Mais il est morcelé et disjoint par des châtellenies indépendantes et quelquefois hostiles comme celle du seigneur de Montlhéry dont les Capétiens ne viendront à bout qu’au … XIIe siècle ! ! !
En l’espace de deux ou trois générations, la certitude s’établit que l’autorité du comte ou du châtelain, ne lui vient pas du roi par délégation mais de la coutume.
Le début de la féodalité est une période d’anarchie durant laquelle on peut être vassal de plusieurs suzerains. Comment dès lors reconnaître la hiérarchie ? Quand on ne sait plus à qui obéir, on n’obéit plus à personne, le dévouement vassalique disparaît.
Il faut attendre les années 1110 avec le règne de l’énergique Louis VI le Gros pour retrouver un ordre hiérarchique au sommet duquel on trouve le roi.
Ce renouveau fait écho à la réforme grégorienne de l’Église (du pape St Grégoire VII).
Un des éléments de cette réforme consiste à établir une hiérarchie, non par les hommes mais par la terre. Si un homme peut être plusieurs fois vassal de seigneurs différents, en revanche la terre n’est « vassale » que d’une autre. Un fief « meut » donc d’un autre fief et ainsi de suite jusqu’au royaume, jusqu’au roi.
Louis VI aidé de Suger, abbé de Saint Denis et de nombreux clercs du royaume parvient peu à peu à imposer cette idée.
La renaissance de l’autorité politique royale permet l’avènement en France de l’âge d’or de la chrétienté médiévale :


  • Redécouverte des philosophes antiques, de la logique aristotélicienne, du droit romain.
  • Construction d’écoles, qui préfigurent les futures universités.
  • Renouveau littéraire : naissance du roman courtois ; roman de la Table Ronde.
  • Renouveau architectural : naissance de l’art gothique appelé à l’époque l’art français.
  • Échanges commerciaux et intellectuels intenses.
  • Pendant près de 300 ans le roi a toujours au moins un fils, c’est ce que l’on a appelé « le miracle capétien », jamais une fille ne succède.
En 1316 Louis X, fils de Philippe Le Bel, meurt en laissant une fille et une reine enceinte. Faute de garçon la jeune fille va-t-elle succéder ?
Avec le consentement général Philippe le Long, frère de Louis X, assure la régence. La reine met au monde un fils, Jean Ier qui ne vit que quelques jours. Jusqu’ici, seuls des garçons ont régné. Le quasi sacerdoce que confère la cérémonie religieuse du sacre, ainsi que l’atout que constitue un mâle en age de porter les armes militent en faveur de l’oncle.
Philippe succède donc sous le nom de Philippe V ; la loi de collatéralité est entérinée et conforte la loi de primogéniture mâle.
C’est ainsi qu’au fil des siècles l’institution politique s’enrichit de nouvelles lois de façon quasi empirique : une difficulté survient ? La solution adoptée ne contredit jamais les lois déjà existantes et devient définitivement la règle.
Ces lois sont appelées les Lois Fondamentales du Royaume de France.
Peu à peu s’affirment les principes selon lesquels :


  • La couronne n’est pas la propriété du roi : si personne ne peut la lui prendre, il ne peut la léguer à qui il veut.
  • Le successeur est désigné par la loi : la désignation de l’autorité politique s’affranchit de tout choix humain (y compris et surtout de celui du roi) : cela épargne au pays bien des déchaînements de passions pour la conquête du pouvoir.
  • Le pays n’est pas la propriété du roi, celui ci exerce une charge, remplit un office.
Les institutions de la monarchie capétienne réalisent le mieux le bien commun par l’ordre, la stabilité et la continuité qu’elles procurent. Elles sont donc les plus légitimes naturellement.

Les capétiens ne comptent peut-être pas dans leurs rangs des personnages de l’envergure d’un Charlemagne, mais la stabilité de l’institution leur permet, génération après génération, de reconstruire solidement ce que les temps féodaux ont morcelé.
En outre cette légitimité naturelle permet à la légitimité théologique d’apporter ses plus beaux fruits : développement de l’Église, des institutions civiles chrétiennes (chevalerie, confréries bourgeoises caritatives…), de l’esprit missionnaire.
L’histoire montre que le titre de fils aîné de l’Église donné au roi de France n’est pas usurpé.
Il convient de rappeler encore que cette institution politique a reçu à maintes reprises l’approbation de la Providence (mission de sainte Jeanne d’Arc, apparitions du Sacré Cœur à sainte Marguerite Marie, apparitions du Christ Roi à sainte Catherine Labouré…).
Quelques chiffres : De Hugues Capet à Louis XVI on compte 33 rois en 803 ans ; 24 ans de règne par roi en moyenne (soit l’espace qui sépare deux générations).
Aucune rupture, aucune entorse à l’institution n’est à déplorer.

La Révolution contre les institutions Retour à la table des matières

Les États révolutionnaires font leur la devise rousseauiste Liberté, Égalité, Fraternité.
Pour eux obéissance s’oppose à liberté ; hiérarchie s’oppose à égalité.
La légitimité ne provient ni de Dieu ni de la réalisation du bien communmais du choix du peuple par la loi du nombre.
Or les institutions dans un sens général imposent à l’homme l’obéissance à une hiérarchie qu’il ne choisit pas (dans la famille on ne choisit son père qui détient l’autorité).
Donc la Révolution combat les institutions pour « libérer » les hommes de leur joug :

  • Destruction de l’institution Église : le prêtre ne tient pas son autorité d’un vote de ses ouailles.
  • Destruction du mariage et de la famille de l’autorité paternelle …
  • Destruction des corporations.
  • Destruction des provinces.
  • Destruction de l’institution monarchique française.
Cette institution politique en particulier est insupportable à un esprit révolutionnaire, en effet : nous venons d’établir historiquement que son haut degré de légitimité naturelle réside précisément en ce que la désignation de l’autorité politique est soustraite au choix humain.
L’institution de l’Ancienne France s’est élaborée au fil des siècles au gré des nécessités grâce à la pensée inductive.
La Révolution lui substitue des embryons d’institutions créés de toute pièce par une pensée déductive avec comme point de départ des idéologies déconnectées de la réalité.
Dans ce cas peut on encore parler d’institution pour désigner les démocraties révolutionnaires ?
À l’instar de Tocqueville, nombre de sociologues estiment en effet que la démocratie moderne est plus un état d’esprit qu’une institution.
Le terme institutions est quand même incontournable en ce sens qu’aucune société ne saurait exister sans gouvernement [4].
Cependant les institutions démocratiques sont dénaturées car leur finalité n’est plus le bien commun mais la libéralisation des individus, leur affranchissement de toute contrainte sociale et morale.
En outre Tocqueville souligne la passion de l’égalité qui dévore inexorablement les hommes vivant en démocratie. Rien n’est plus opposé à l’idée d’institution qui ambitionne au contraire le triomphe de la raison et de la loi sur la passion, celui de la hiérarchie bienfaisante et constructrice sur l’individualisme de citoyens égaux.

Les tentatives de rétablissement d’institutions politiques chrétiennes. Retour à la table des matières

Des régimes comme ceux de Garcia Moreno en Équateur, de Franco en Espagne et de Salazar au Portugal sont autant de tentatives de restauration de véritables institutions :

  • Les partis sont interdits car facteurs de divisions.
  • Les institutions civiles traditionnelles sont encouragées (politiques familiales, restaurations de corps de métier…)
  • Les institutions politiques sont chrétiennes.
Mais ces édifices s’écroulent à la mort de l’homme fort, la pérennité du bien commun n’est pas assurée, pire : le pays retourne immanquablement à la Révolution.
Sur le plan de la légitimité naturelle, ces institutions sont donc très imparfaites, au moins aussi fragiles que celles du Bas Empire romain ou que celles de la monarchie carolingienne.

 

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En guise de conclusion nous ferons trois constats :

  • Il est impossible d’envisager une politique chrétienne durable dans le cadre démocratique, cela n’a jamais existé dans l’histoire. Continuer d’affirmer que c’est pourtant théoriquement possible relève de l’utopie car contraire aux faits.
  • La dictature chrétienne possède du point de vue naturel une légitimité très faible car son instabilité ne garantit pas la pérennité du bien commun, elle ne saurait donc constituer un idéal politique.
  • La mise en place d’une institution politique ne s’improvise pas :nos pères ont chèrement payé par plus de 500 ans de tâtonnements et d’errances l’élaboration de cette magnifique institution qu’est la monarchie capétienne.
Prétendre repartir de zéro et créer de toute pièce un « régime catholique » armé de la seule légitimité théologique serait irresponsable et orgueilleux. Ce serait surtout se moquer de la Providence en méprisant une institution dont on ne peut nier qu’Elle l’a suscitée et soutenue. À travers l’épopée de la Pucelle, Dieu a clairement montré aux Français où étaient leur devoir et le bien à atteindre : Il a placé sur le Trône le successeur désigné par les Lois Fondamentales du Royaume, Charles VII, un personnage pourtant bien médiocre. Leur a-t-il donné un contre-ordre depuis ? Non ! Au contraire : dans sa lettre encyclique sur le Sillon le grand pape saint Pie X leur rappelle en 1910 :

Non, la civilisation n’est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées […]
Eh quoi ! on inspire à votre jeunesse catholique la défiance envers l’Église, leur mère ; on leur apprend […] que les grands évêques et les grands monarques, qui ont créé et si glorieusement gouverné la France, n’ont pas su donner à leur peuple ni la vraie justice, ni le vrai bonheur, parce qu’ils n’avaient pas l’idéal du Sillon !
Trop de mouvements catholiques — comme La Cité Catholique et maintenant Civitas — proposent une formation portant sur des principes de politique chrétienne mais refusent toute réflexion sur les institutions à mettre en place pour les appliquer, ceci PAR PEUR DES DIVISIONS.
C’est prendre les choses à l’envers : Si la finalité reste aussi floue que des principes généraux, chacun a une idée toute personnelle pour y parvenir, comment envisager une action cohérente quand le moment favorable arrivera ?
C’est l’unité de doctrine politique, l’union autour de la finalité concrète à atteindre, autrement dit l’union autour des institutions politiques à mettre en place qui donnera sa force au mouvement, qui permettra, avec la Grâce de Dieu, une action efficace.
Les sociologues nous disent qu’une institution n’est acceptée par le peuple que si celui ci est convaincu de son effet bénéfique.
Pour juguler le libéralisme et l’égalitarisme, ces passions qui dévorent nos contemporains, opposons :

  • La raison : éclairons les intelligences sur la nécessité et la beauté de l’institution politique traditionnelle française.
  • L’amour de Dieu, l’amour de l’ordre qu’Il a voulu, l’amour des institutions, l’amour de l’autorité, l’amour du roi.
Nous l’avons compris : il est impossible de faire l’économie d’une réflexion sur les institutions.

Faoudel

Source Viveleroy.fr

 
Nous vous recommandons d'étudier les 3 cycles [lien ici] sur la monarchie traditionnelle française proposés par l'UCLF.

« Convaincre durablement nécessite de s’adresser aux intelligences, d’où l’importance de bien connaître la monarchie traditionnelle française pour la faire aimer. »

Ce programme, indispensable à connaître, est à prendre comme une base historique à maîtriser parfaitement, libre à vous d'approfondir, ou d'étudier des auteurs contre-révolutionnaires, anti-mondialistes (projet messianique inavoué), anti-maçonniques, pour compléter votre formation. Nulle obligation d'adhérer à certaines analyses, plus contemporaines, qui n'engagent que leurs auteurs.
La rédaction.
 
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